Black Phone 2 un sequel a la hauteur

Black Phone, le film horrifique de Scott Derrickson ( Dr Strange et Sinister), est de retour dans nos salles de cinéma avec une suite. Alors que le premier film nous plongeait dans l'histoire du Kidnapping de Finn et comment ses interactions avec les précédentes victimes de "l'attrapeur" (en  Anglais the Grabber) via un vieux téléphone noir hors d'usage au sous bassement l'avaient permis de battre son geôlier et de s'en sortir vivant.

Un premier Volet finement mené!


Le premier était ce que je considérais être un magnifique hommage aux victimes de tueurs en série. Habituellement oubliés ou réduit à de simples numéro dans le décompte macabre des victimes de tueurs. Ce film se donne pour mission de redonner une voix et bien plus encor à ceux qui ont été réduit 
Le fait que les victimes ne se souvenaient pas de leurs noms est quelque chose qui m'avait immédiatement marqué lors de mon visionnage. Lorsque Finn alors captif de l'attrapeur s'évertuait à appeler par leur véritable noms les victimes et ainsi leur redonner un peu de leur humanité perdu ou plutôt oubliées.

Black Phone est un film ou les victimes reprennent le pouvoir et par le biais de Finn finissent par se venger de leur tortionnaire grâce à un plan où chacune des précédentes victimes apportait sa pierre grâce à un indice récolté lors de sa détention.

Cela en fait véritablement le film des victimes qui reprennent le pouvoir sur leur bourreau.

L'annonce d'une suite.

Cela dit l'annonce d'une suite m'a personnellement séduit. Je le suis rapidement demandé qu'est ce qu'ils pourraient nous raconter cette fois et je peux vous dire que je n'ai pas été déçu.

Ici nous retrouvons les conséquences des événements traumatisants du premier volet sur la famille. Chacun essaye de gérer ça comme il peu. Finn clairement touché qui se cache derrière une prétendu assurance et n'hésitant pas a répondre vertueusement aux remarques concernant son enlèvement tandis que sa sœur, Gwen,  qui jouait un rôle secondaire dans le premier enfile le costume protagoniste dans ce volet.

L'histoire


Cette fois l'histoire est simple et logique et s'appuie sur les conséquences du premier film. Nous retrouvons un Finn différent du premier film. On est loin du garçon enjoué et sociable du premier film ici nous suivant un Finn plus nerveux et aussi beaucoup plus imposant physiquement. Il passe son temps à se battre à l'école et à fumer pour oublier ce qu'il a vécu et ignorer les appels des différentes cabines téléphoniques qui continue à sonner lorsqu'il est à proximité.

Gwen comme son frère est aussi mise à l'écart dans sa vie scolaire et est considéré comme une sorcière pour son rôle dans la découverte de son frère et ses dons paranormaux (rêves prémonitoires et communication avec les morts). Ce sont justement ces rêves qui vont réellement faire démarrer l'histoire car en effet Gwen commence à faire des rêves qui concernent de nouvelles victimes qui auraient la particularité d'avoir un rapport avec un camp chrétien qu'aurait visité leur mère à elle et Finn, lorsqu'elle était plus jeune.

Pour découvrir qui sont les enfants qui empêchent Gwen de dormir en paix et trouver des indices sur le passé de leur mère, Gwen et Finn décide de devenir de se faire embaucher de ce camps de vacance et de mener l'enquête.

Ce que j'en ai pensé

J'ai adoré! Ce n'est pas une surprise le premier volet m'avais déjà profondément touché. Habituellement les films d'horreur se concentre souvent sur la mystification du tueur mais ce n'est pas forcément le cas ici. Bien sûr la chara-design de l'attrapeur est remarquable avec son masque qui change au fur et à mesure du film comme si il évoluait suivant les étapes de captivité de sa victime. 

Comme je le disait ici l'antagoniste est juste un objet qui a permis au  véritables protagonistes de se rencontrer. Quand je parle de véritables protagonistes, je parles des précédentes victimes qui sont oublié à tel point qu'ils ne se souviennent même pas eux même de leurs véritables noms. C'est comme une critique de l fascination morbide que font les gens sur les tueurs en série. ON se souvient des noms des monstres mais les victimes reste anonymes.

Les deux volets font un véritable travail de reconstruction des victimes et de ce qu'ils étaient avant d'être réduit à l'étape de simple  objet du plaisir pervers de leur bourreau.

Une suite à la hauteur

Une rareté dans ce qu'Hollywood a à offrir, une suite à la hauteur qui ajoute juste ce qu'il faut au Lore sans trahir l'essence de l'histoire d'origine. Le premier film s'achevait sans réellement régler tous les problèmes de la famille.

Si le premier film s'articulait autour du Kidnapping de Finn, le second servirait à réparer les fissure préexistantes et celles résultant des événement du premier film. On y retrouve une famille qui essaye de tenir le coup mais chacun des membres évoluant de son coté. Le père a quitté la boisson pour embrasser son rôle dans le foyer, Finn combat ses démons mais essaye d'être présent pour Gwen et veille à ce que son père se tienne à son programme tandis que Gwen de son coté désormais lycéenne vit ses premières histoires et affronte comme elle peut sa vie sociale pas vraiment fleurissante.

J'ai adoré le soin que Scott Derrickson a porté sur e développement de plusieurs aspect de cette famille. La guérison des blessures profondes et cela en concernant tous les membres de la famille, les relations entre les personnages et la mise en exergue du rôle de la religion dans les aspects extraordinaires des événement du film.

Ici cette famille guéris mais elle ne le fait pas seule. D'autres personnages intervenant obtiennent aussi des réponse grâce à la quête de Gwen et la recherche d'ancienne victime.


Mes coups de cœur


Je suis un véritable fan de film bien raconté et j'entend par là l'utilisations d'artifices et procédés cinématographiques pour élever la narration.

L'un des artifices que j'ai le plus apprécier en regardant ce film est le changement d'ambiance visuel selon que nous soyons dans la réalité ou dans un rêve. Les images du monde des rêves paraissent plus parasitées et granuleuses. 

Changement de niveau de réalité est quelque chose de déjà connu dans le cinéma et pour rendre la chose facilement se retrouver au risque d'aliéner le public.

En Bref

En bref ce film avait effectivement quelque chose à raconter et apporte réellement quelque chose dans la dynamique familiale et les guérisons respectives de ses membres. Un magnifique travail de Scott Derrickson encore une fois. N'oublions pas les victimes au profit de la fascination pour les meurtriers.












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